languir


languir

languir [ lɑ̃gir ] v. intr. <conjug. : 2>
XIIe; lat. pop. °languire, class. languere
1Vieilli Perdre lentement ses forces. dépérir. Par anal. (végétaux) s' étioler.
2Mod. Manquer d'activité, d'énergie. Languir dans l'oisiveté, l'inaction.
Fig. Manquer d'animation, d'entrain. La conversation languit, traîne en longueur. « L'attente et l'intérêt ne doivent jamais languir ou retomber » (A. Gide).
3Vx ou littér. Éprouver une souffrance qui épuise le corps et l'esprit. « condamné à languir entre ces murailles » (Villiers). Par exagér. Languir d'ennui. s'ennuyer, se morfondre, sécher. Languir loin de qqn, souffrir d'être séparé de lui.
Spécialt Languir d'amour (pour qqn) : (en) être amoureux. ⇒ se mourir.
4Attendre avec impatience (qqch. dont on éprouve le besoin, qu'on désire vivement). « je languis après une lettre qui tarde » (Apollinaire). soupirer. Il languit de la voir. Faire languir qqn, le faire attendre longtemps avant d'accéder à ce qu'il désire. Dépêche-toi, tu nous fais languir !
5 V. pron. SE LANGUIR. Région. (sud de la France) Languir, s'ennuyer. « monsieur Seguin, je me languis chez vous » (A. Daudet). Je me languis de lui : il me manque.

languir verbe intransitif (latin populaire languire, du latin classique languere) Littéraire. S'ennuyer, se morfondre, souffrir de quelque chose et en dépérir : Languir d'amour pour quelqu'un. En parlant de végétaux, s'étioler, dépérir : Le philodendron languissait dans le salon. Perdre de son intérêt, traîner en longueur : La conversation languissait. Manquer d'énergie, de dynamisme, d'activité : Les affaires languissent en cette période d'été. Se morfondre quelque part : Languir en prison.languir (expressions) verbe intransitif (latin populaire languire, du latin classique languere) Faire languir quelqu'un, lui faire attendre longtemps ce qu'il désire. ● languir verbe transitif indirect Familier. Attendre impatiemment quelqu'un ou quelque chose de désiré et souffrir de cette attente : Languir après une lettre.

languir
v. intr.
d1./d Endurer (physiquement ou moralement) l'état d'affaiblissement, d'abattement, que peuvent causer la peine, le besoin, l'attente. Languir dans l'incertitude. Languir d'ennui. Languir d'amour pour qqn.
d2./d Attendre avec impatience; soupirer (après qqch). "Ne me fais plus languir, dis promptement" (Corneille).
|| Fam. Je languis de vous revoir. Je languis que ce jour finisse.
d3./d (Choses) Perdre sa force, sa vivacité; péricliter. La conversation, l'affaire languit.

⇒LANGUIR, verbe intrans.
A. — [Le suj. désigne une pers.]
1. Vx. et littér. Vivre diminué (par la souffrance, la maladie, les privations) en perdant graduellement ses facultés physiques et intellectuelles. Vous savez bien, François, qu'après la guérison, L'homme languit encore des effets du poison (M. DE GUÉRIN, Poésies, 1839, p. 67). Vivre seule, on s'en tire, on s'y fait; mais languir seule et fiévreuse, tousser dans la nuit interminable (COLETTE, Vagab., 1910, p. 77) :
1. Elle languit et se meurt d'épuisement (...). Le ciel même de leur Espagne ne sauverait plus cette malheureuse enfant dont les jours sont comptés...
SARDOU, Patrie! 1869, I, 1er tabl., 2, p. 14.
P. anal. [Le suj. désigne une plante, la nature] S'étioler, dépérir. Si vous en retranchez une [une racine], vous voyez languir les branches qui y correspondent (BERN. DE ST-P., Harm. nat., 1814, p. 261). Un jardinier arrose une plante qui languit (CHATEAUBR., Natchez, 1826, p. 392).
2. P. ext.
a) [La cause de la langueur est extérieure] Demeurer longtemps dans une situation inconfortable qui ronge la santé morale et physique. Languir de chagrin, de désespoir, de douleur, de malheur; languir en captivité, en exil, en prison. On conseilloit à Tibère de faire mourir un de ses anciens amis, qui languissoit en prison (CHATEAUBR., Génie, t. 2, 1803, p. 582). On les mit [l'évêque et les prêtres] dans un cul de basse-fosse, où ils languirent quelques semaines, puis on les condamna à être brûlés vifs (THARAUD, Mille et un jours Islam, II, 1938, p. 13).
b) [La cause de la langueur est intérieure] Attendre avec beaucoup d'impatience quelqu'un que l'on désire avoir près de soi, quelque chose que l'on convoite.
Languir après qqn/qqc. Languissant après des boissons fraîches (BLANCHE, Modèles, 1928, p. 83). Vous craignez que la « Ville éternelle » vous semble désormais bien vide et que vous y languissiez après cette femme qui vous y attirait (BUTOR, Modif., 1957, p. 71).
Languir de qqc. Ce nom, devenu pour moi presque mythologique, de Swann, quand je causais avec mes parents, je languissais du besoin de le leur entendre dire (PROUST, Swann, 1913, p. 144).
En partic. Languir d'amour, et absol., languir. Être amoureux, souffrir les tourments d'une passion insatisfaite. Hélas! je me lamente, J'appelle, je languis (HUGO, Cromwell, 1827, p. 229) :
2. Vole [une tourterelle] et que ton pied rose
Sur l'arbre ou sur la tour
Jamais ne se repose,
Car je languis d'amour.
GAUTIER, Émaux, 1872, p. 126.
Ne pas languir (fam.). Ne pas rester longtemps à la même place, ne pas rester inactif. Synon. ne pas moisir. Il a écrit hier qu'il a donné rendez-vous ce matin à Potier. Ainsi, nous ne languissons pas (BALZAC, Lettres Étr., t. 3, 1846, p. 337). Je crois que vous me reverrez, sous peu. Je ne languirai pas ici (ROLLAND, J.-Chr., Nouv. journée, 1912, p. 1473).
Faire, laisser languir qqn. Faire attendre quelqu'un, laisser quelqu'un dans l'attente. Danse bien, va, ne fais pas languir la petite Ledu (BUTOR, Passage Milan, 1954, p. 99).
c) Pop. ou région. (Provence, Savoie). Se morfondre, être malheureux de l'absence de quelqu'un, de quelque chose.
Languir. Je commençais à languir, tu sais (GIONO, Regain, 1930, p. 165).
Languir de + inf. Ah! Je languissais de t'embrasser! Serre-moi contre toi, voyons! (PAGNOL, Marius, 1931, III, 2e tabl., 1, p. 176).
Se languir. Lui-même, tout seul à Paris, il se languirait pour sûr (A. DAUDET, N. Roumestan, 1881, p. 83).
Se languir de qqn. Je me languissais de Lewis (BEAUVOIR, Mandarins, 1954, p. 440).
Se languir de + inf. Et alors, peuchère, il se languit de l'avoir! (PAGNOL, Fanny, 1932, I, 1er tabl., 2, p. 12).
Se languir que. Dis que tu te languis que je clamse (MUSETTE, Cagayous poilu, 1919, p. 3).
B. — P. anal. [Le suj. désigne une chose]
1. Dépérir, manquer de force, de vivacité. Il me pria de nourrir le feu qui languissait. Je jetai quelques morceaux de bois dans le fourneau (FRANCE, Rôtisserie, 1893, p. 233) :
3. LE COMTE : Vous avez vu le roc? LE COMMANDANT : Parbleu! je n'aime pas les choses qui languissent.
DUMAS père, Mariage sous Louis XV, 1841, III, 20, p. 174.
2. En partic. [Le suj. désigne une forme d'expression, un ouvrage littér.] Comme la conversation languissait (FRANCE, Vie fleur, 1922, p. 522) :
4. On s'aperçoit pourtant, à mesure qu'on avance dans cette lecture, et quand on est sorti du service avec La Fare, que sa narration languit et devient vague, inexacte.
SAINTE-BEUVE, Caus. lundi, t. 10, 1851-62, p. 402.
[P. méton.] J'achève le Rasselas de Johnson, dont l'intérêt languit vite et s'épuise bien avant la fin (GIDE, Journal, 1943, p. 185).
Prononc. et Orth. : [], (il) languit []. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. a) Ca 1130 « être abattu par une peine épuisante, affaiblissant le corps et l'esprit », spéc. « souffrir les tourments de l'amour » (Cantique des cantiques, 51 ds T.-L. : d'amors languis [amore langueo, Cant., 2, 5]) : 1288, [ms. A] faire languir (Floire et Blancheflor, 2186, ibid.); 1487 part. prés. adj. « abattu physiquement et moralement » (L. GARBIN, Vocab. fr.-lat. ds FEW t. 5, p. 162 a); b) 1280 yex languissans (Clef d'amors, éd. A. Doutrepont, 2037); c) 1869 se languir « se morfondre, s'ennuyer » (A. DAUDET, Lettres de mon moulin, Chèvre de M. Seguin, Paris, Bibl. Charpentier, Fasquelle, s.d., p. 41); 2. a) ca 1140 « être abattu physiquement, souffrant, malade; dépérir » (GEOFFROI GAIMAR, Estoire des Engleis, éd. A. Bell, 3288); 1re moitié XIIe s. (Ps. Oxford, 87, 9 ds T.-L.); ca 1274 faire languir (A. LE ROI, Berte, éd. A. Henry, 1543); b) mil. XIVe s. « (d'une chose) manquer de force, d'activité » (BERSUIRE, [Bibl. nat. fr. 20 312 ter] fol. 106 v° ds LITTRÉ); 1606 part. prés. adj. « (d'une œuvre de l'esprit) qui manque de force, de fermeté » (M. REGNIER, Satire IX, 60, éd. G. Raibaud, p. 95 : ... un vers trop languissant); c) 1690 « (de végétaux) s'étioler » (FUR.); 3. ca 1465 languir de + inf. « désirer avec impatience » (Folie des gorriers, 512 ds E. PICOT, Recueil gén. des Sotties, t. 1, p. 169); 1645 faire languir « faire attendre » (CORNEILLE, Théodore, IV, 2); 1671, 23 mars languir après (qqc.) « attendre impatiemment » (SÉVIGNÉ, Lettres, éd. Gérard-Gailly, t. 1, p. 234); Du lat. vulg. languire (apr. le VIe ds TLL s.v. VII, 2, 921, 23, v. aussi VÄÄN. § 313; cf. ital. languire) class. languere « être languissant, abattu; être nonchalant, mou, indolent, languir ». La forme pronom. se languir est due à l'infl. du prov. se langui « s'ennuyer, avoir le mal du pays » (MISTRAL). Fréq. abs. littér. : 669. Fréq. rel. littér. : XIXe s. : a) 1 654, b) 936; XXe s. : a) 670, b) 527.

languir [lɑ̃giʀ] v. intr.
ÉTYM. V. 1130; lat. pop. languire, du lat. class. languere.
1 Vieilli. Être dans un état prolongé de faiblesse physique, perdre lentement et graduellement ses forces. Décliner, dépérir, étioler (s'). || « Il est malade, il y a trois ans qu'il languit » (Académie). || Enfant qui languit, se consume (cit. 14), s'étiole (cit. 2).
1 Quand mon heure viendra, Déesse, je te prie,
Ne me laisse longtemps languir en maladie,
Tourmenté dans un lit (…)
Ronsard, Second livre des hymnes, « De la mort ».
2 J'ai langui, j'ai séché, dans les feux, dans les larmes.
Racine, Phèdre, II, 5.
3 (…) ces lépreux qui (…) languissaient aux carrefours des cités, en horreur à tous les hommes.
Chateaubriand, le Génie du christianisme, IV, VI, II.
Par métaphore :
4 (…) mon imagination, qui s'anime à la campagne et sous les arbres, languit et meurt dans la chambre et sous les solives d'un plancher.
Rousseau, les Confessions, IX.
5 Chaque fois que l'art languit, on le renvoie à la nature, comme on mène un malade aux eaux.
Gide, Nouveaux prétextes, p. 15.
Par anal. (Le sujet désigne un végétal). || Greffer (cit. 3) un arbuste qui languit.
6 Il faut aussi que le climat soit chaud; sinon, l'arbre qui est délicat gèlera, ou tout au moins languira, et ne pourra pas épanouir ses pousses.
Taine, Philosophie de l'art, t. I, p. 51.
7 Ses lèvres, comme un bouton de rose cueilli depuis deux matins, semblaient languir (…)
Chateaubriand, Atala, p. 144.
2 Poét. (En parlant de la nature quand son activité se ralentit). || « La nature languit, toutes choses languissent pendant l'hiver » (Académie).
(Personnes). Manquer d'activité, d'ardeur, d'énergie. || Languir dans l'inaction. Moisir (fam.).
8 (…) j'eus le temps (…) de déplorer ma timidité, ma faiblesse, et mon indolence qui, malgré le feu dont je me sentais embrasé, me laissait languir dans l'oisiveté d'esprit toujours à la porte de la misère.
Rousseau, les Confessions, VII.
3 (Sujet n. de chose). Manquer d'animation, d'entrain, de vigueur. Traîner. || La conversation (cit. 11) languit. Languissant. || Spectacle qui languit (→ Ennui, cit. 18). || L'intérêt, l'action languit (→ Arrêter, cit. 24).Le procès languit, traîne en longueur. || Le commerce, les affaires languissent. Stagner, végéter.
9 (…) je veux des discours qui sonnent la première charge dans le plus fort du doute : les siens languissent autour du pot. Ils sont bons (…) pour le sermon, où nous avons loisir de sommeiller (…)
Montaigne, Essais, II, X.
10 Tout le monde paraissait être de mon avis, et la conversation languissait, comme il arrive toujours quand on ne dit que du bien de son prochain (…)
Laclos, les Liaisons dangereuses, LXX.
11 — Ceci est pour vous, dit-elle en déroulant le canevas; mais depuis trois mois l'ouvrage a bien langui.
Balzac, le Lys dans la vallée, Pl., t. VIII, p. 908.
12 L'attente et l'intérêt ne doivent jamais languir ou retomber un seul instant durant cinq actes (…)
Gide, Attendu que…, p. 186.
4 (1273). Vx ou littér. (Sujet n. de personne). Subir des souffrances physiques ou morales plus ou moins vives, mais éprouvantes par leur persistance. || Languir dans les tourments, dans les fers. || Visages hâves (cit. 4) des ouvriers qui languissent au fond des mines.Par exagér. (Cour.). || Languir dans l'attente d'une nouvelle. Attendre (longuement, vainement). || Languir d'ennui, d'impatience. Ennuyer (s'), morfondre (se), sécher. || Languir loin d'un être cher (→ Existence, cit. 18; indifférence, cit. 24), souffrir d'être séparé de lui.Fam. || Elle languit de vous.
13 Je languis quand je suis un moment sans vous voir (…)
Molière, l'École des maris, II, 7.
14 (…) je me verrais condamné à languir entre ces murailles, à traquer les bêtes des bois pour distraire mon désespoir !
Villiers de L'Isle-Adam, Axel, III, 1.
15 Elle languit d'ennui dans l'attente.
Gide, le Retour de l'enfant prodigue, p. 75.
16 À voir ces foules souffreteuses qui languissent, pendant des heures, avant d'accéder à quelque porte, je me sens toujours attristé, offensé, honteux.
G. Duhamel, Biographie de mes fantômes, V.
Spécialt. || Languir d'amour (→ Bien-aimé, cit. 4), de désir, et, absolt (vx), languir (pour qqn) : (en) être amoureux.
17 Oui, Prince, je languis, je brûle pour Thésée.
Racine, Phèdre, II, 5.
18 Avant de vous avoir vue, je languissais déjà d'amour pour vous; je vous appelais, je vous cherchais, et je me désespérais de ne point vous rencontrer dans mon chemin (…)
Th. Gautier, Mlle de Maupin, XIII.
Languir après… : attendre avec impatience (une chose dont on éprouve vivement le besoin, le désir). Désirer. || Languir après une lettre, après quelques jours de congé. Soupirer.
19 (…) je languis après les jours de vous écrire, comme on craint les jours de poste pour écrire à ceux qu'on n'aime pas.
Mme de Sévigné, 148, 23 mars 1671.
20 Il y a que je languis après une lettre qui tarde (…)
Apollinaire, Calligrammes, Il y a, p. 156.
Absolt. || Dis vite, ne me fais pas languir. Attendre, tirer (la langue).
21 Tu ne languiras pas longtemps, je t'en réponds (…)
Molière, l'École des maris, II, 9.
22 Nous partirons (…) pour la profession de ma chère fille Nanette, que je ne veux pas faire languir davantage.
Racine, Lettres, 193, 31 oct. 1698.
Spécialt. || Faire languir un soupirant, le faire attendre longtemps avant d'accéder à ses désirs.
23 Bonne la loi de Cypre, où la fille au rivage,
Embrassant un chacun, gagnait son mariage,
Sans laisser tant languir un amant en souci.
Ronsard, Pièces posthumes, « Sonnets ».
24 Il veut, dit-il, crever six chevaux à me faire sa cour ! Oh ! je sauverai la vie à ces chevaux-là. Je n'aurais jamais la patience d'attendre si longtemps. Vous savez qu'il n'est pas dans mes principes de faire languir, quand une fois je suis décidée, et je le suis pour lui.
Laclos, les Liaisons dangereuses, LXXIV.
——————
se languir v. pron.
Régional (sud de la France). Languir. || Se languir de qqn, de qqch. : souffrir de l'absence de…
25 Un matin, comme il achevait de la traire, la chèvre se retourna et lui dit dans son patois :
« Écoutez, Monsieur Seguin, je me languis chez vous. Laissez-moi aller dans la montagne. »
Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin, « La chèvre de M. Seguin ».
26 — C'est donc ça ! Son fils lui envoie une lettre tous les jours ! Et alors, peuchère, il se languit de l'avoir ! — Moi, je crois plutôt qu'il se languit d'avoir la première et que son fils ne lui a pas encore écrit.
Pagnol, Fanny, I, 2.
CONTR. Développer (se), épanouir (s'), prospérer. — Complaire (se).
DÉR. Languissant, languissement.
COMP. Alanguir.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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